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Pour réussir, regardez la réalité en face !

Aujourd’hui, comment votre entreprise peut-elle étonnamment, vendre plus ,exporter plus, et faire plus de profit, sans attendre d’être obligatoirement plus grande ou plus innovante ?

C’est comme toujours assez simple, n’essayez surtout pas d’avoir rapidement une forte avance technologique, car cela nécessite de nombreuses étapes de « maturation de technologie ».Concentrer vous sur l’amélioration continue de vos performances, sur « la perfection du banal » et, surtout soyez proactifs, créatif et pensez 100% export !

Et regardez la vérité en face , avez vous entrepris le minimum d’ actions nécessaires pour réussir à l’exportation ? Si oui avez vous fait preuve d’un minimum d’opiniâtreté, et, surtout « Never ever give up » 

L’export, une source de croissance & de profit, peu exploitée par les PME & ETI  en France, ce qui explique notre déficit chronique de 40 à 60 milliards d’euros!

Malgré une croissance mondiale en baisse, malgré une consommation poussive, de nombreuses entreprises réussissent très bien. Leurs secrets , s’intéresser tout les jours à l’export, faire du « bench-marking » et , être pro-actives, créatives et pionnières sur un segment de  marché. Elles sont aussi très attentives aux frémissements dudit marché mondial , cela, grâce a ce « bench marking » permanent, qui leur permet de se repositionner rapidement si la demande ou la concurrence varient.

Enfin ne tomber dans le piège, répété et répété, que pour exporter, les entreprises doivent absolument offrir des produits totalement innovants. On le sait tous, Il y aura toujours sur le marché, un produit plus innovant que le vôtre, et certainement moins cher !

Bien sur, n’essayons surtout pas de copier, comme beaucoup depuis plus de 30 ans ! Tenter de copier les entreprises Allemandes, vous n’y parviendrez peut être jamais. Par contre, si votre entreprise est imaginative et créative, et, si vous êtes réactif ,vous avez tout pour réussir. L’ultime point fort de l’Allemagne n’est pas la qualité, mais le positionnement de ses marques, positionnement aujourd’hui quasiment indétrônable. Certaines entreprises japonaises qui depuis longtemps fabriquent des produits irréprochables, dont des automobiles, ont mis plus de trente ans pour approcher partiellement et avec difficultés, le positionnement allemand.

Perfection du banal !

Exporter grâce au management :

Posons-nous la question, dans une entreprise qui a déjà une histoire, (pas une Start up)  les performances seront-liées à l’innovation pure et dure ou à l’amélioration substantielle des services et, ou, des produits ?

Le numérique & l’innovation (deux processus très commentés) deviendront-ils des accélérateurs de ventes ? Oui, en créeront-ils substantiellement ? Certainement pas !

Si on fait une analyse qualitative et quantitative sur les entreprises nord-américaines, dont la valeur a été multiplié par 450 au cours des 50 dernières années, en décortiquant, la stratégie, la technologie, les acquisitions, l’innovation, le turnover du management, etc., on note des différenciations fondamentales avec la plupart des autres entreprises dont la valeur a été multipliée par 50 au cours de la même période. (Source : livre « From good to Great » de Jim Collins) Nous reprenons ci-après quelques recommandations de ce livre.

Les trois seules questions qu’une entreprise non utopique doit se poser, sont :

 

En quoi puis-je être le meilleur demain et après-demain ?

– Qu’est ce qui « tire » déjà mon profit et cash-flow ?

– Qu’est ce qui aujourd’hui, nous passionne ?

Si elle peut répondre à ces trois questions, l’entreprise pourra alors construire un « moteur économique basé sur ses fondamentaux » moteur fabuleux, assez indépendamment du secteur, et des cycles.

Il faut savoir, tout d’abord :

– Que les entreprises très performantes ne se focalisent pas sur ce qu’il faut faire, mais sur ce qu’il ne faut pas faire, – que la technologie très innovante la plupart du temps n’a pas grand-chose à voir avec le décollage des entreprises très performantes. Par contre une innovation planifiée, mesurée, sera très utile pour communiquer, et, pour assurer l’avenir en mettant régulièrement sur le marché, des produits différenciés  ayant reçus des améliorations substantielles!

 

Et, d’autre part :

Que vous retrouverez toujours le concept du « volant » : le processus de transformation ne résultant pas d’une décision unique, d’un grand programme, d’une innovation majeure, mais plutôt d’une impulsion donnée lentement mais sûrement à un volant, (les fondamentaux) tour après tour.

Exporter en positionnant bien sa marque :

Comme évoqué précédemment, pour réussir à l’international, les entreprises doivent donc être performantes, c’est évident, mais elles ne doivent surtout pas faire une « fixation » sur l’innovation.

On rappellera encore que ce modèle Allemand de néo-innovation n’est pas copiable, car les entreprises allemandes bénéficient depuis très longtemps déjà dans de nombreux domaines de leur stratégie « Branding ». Cette « brand » culture cohérente, consistante et valorisante, raconte une histoire de produits, quelquefois en décalage avec la réalité, on l’a vu récemment dans l’automobile. Il est aussi clair que si votre SUV de luxe payé très cher, est en panne, vous aurez de la peine à l’avouer. Vous direz alors qu’il est en révision, car vous serez victime du « branding ».

Par contre, ce que l’on peut copier en Allemagne, c’est « la perfection du banal » et, cela dans tous les domaines de l’entreprise. Du nettoyage des toilettes, à la cafétéria, à la logistique, au standard, à la relation clients, à la logistique, aux RH, à la R & D, et bien sûr aux produits & services qu’elle produit. On l’oublie trop souvent, la perfection du banal, qui fait partie de l’amélioration continue des performances est toujours source d’innovations venant de ceux qui savent, c’est à dire ceux qui font !

 Exporter en identifiant bien ses cibles :

 

Quant aux cibles, vous avez du noter, que dans notre monde occidental, on est de plus en plus « courtermistes » et qu’on ne s’intéresse pas vraiment à l’évolution démographique.

Donc, pour mieux choisir vos cibles, et, bien exporter, intéressons-nous maintenant à l’évolution de la population mondiale. Celle-ci devrait passer de 7.7 à 9.7 milliards dans les 20-30 ans ! Mais ce qui est surtout étonnant, c’est que la répartition va totalement changer !

Vos marchés potentiels  hors UE, sont là, ne vous trompez pas de cible!

Enfin, avant de prendre une décision hâtive, n’oubliez pas aussi qu’avoir raison trop tôt, c’est avoir tort ! La question qui se pose alors est, vers quels pays orienter votre stratégie export.

La réponse dans mes autres billets ! Faute de conclusion, je terminerais donc par une petite histoire sur les fondamentaux (hérisson) et sur l’innovation (renard).Je ne m’en lasse pas .

Conclusion

 

Dans son célèbre essai « Le Hérisson et le Renard », Isaiah Berlin divisait le monde entre ces deux animaux selon une parabole grecque : « Si le renard sait beaucoup de choses, le hérisson n’en sait qu’une, mais importante » Le renard est une créature astucieuse capable d’imaginer une myriade de stratégies complexes pour attaquer furtivement le hérisson. Il tourne autour du terrier jour et nuit, attendant le bon moment pour bondir, il a tout du vainqueur. Oui mais, le hérisson emprunte son itinéraire droit vers le renard. « Ha ! Ha ! Je t‘ai eu ! pense le renard » le hérisson se met en boule et soupire « encore ! Il n’apprendra donc jamais ? »

Plus d’informations sur

http://www.bernard-jomard.com

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