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Le sport, une source de croissance mal utilisée ?

 

A priori, à part quelques apparitions, lors de compétitions, nos autorités n’ont pas encore pris la mesure de cette « industrie » le sport n’apparait pas encore comme un « business » en France, aucun plan gouvernemental global, ne semblant vraiment s’y intéresser. Les américains et les anglais ont eu déjà intégré cette donnée.

Il faut dire que les chiffres sur cette activité, semblent être très fragmentés en France, non consolidés, nous vous en communiquons de quelques-uns à la fin de ce billet. Dans ce domaine, il apparait que, comme souvent, les allemands et les anglais démontrent beaucoup plus d’intérêts, pour le business du sport. Les anglais ont créé une structure, nommée UK sport, structure qui regroupe les grands évènements sportifs, les relations internationales (diplomatie) et aussi la performance sportive. Notre idéologie nous interdit peut être de considérer le sport comme un business ?

Si on s’intéresse à l’Europe, il y a aujourd’hui , une peu moins de deux milles équipementiers, générant un peu moins de cinquante milliard d’euros de chiffre d’affaires (indirect), proche de trois % du PIB européen, et employant cinq millions de personnes !

Globalement, le marché mondial (revenus directs & indirects) du sport est proche de 450 milliards de dollars , (Directs 125 Mds ,indirects 325Mds) avec une croissance moyenne, depuis la crise , de 3.5%, supérieure à la croissance moyenne des secteurs marchands, ce marché comprend(direct) la billetterie, les droits TV, le sponsoring, le merchandising, et bien évidement (indirect) la construction & maintenance, achats d’équipements et les impôts et taxes .

Les entreprises du sport, en général présentent une rentabilité bien supérieure aux entreprises des autres secteurs marchands, elles se doivent d’être compétitives & innovantes, il y a encore dans ce secteur de nombreuses pépites sous capitalisées, présentant des perspectives motivantes.

Cette activité, peut être liée aussi bien sûr, au développement touristique, un investissement dans un club à forte notoriété, vous permettra de consolider votre investissement en créant, un centre de soin ou de remise en forme, une thalasso, dont l’activité/saisonnalité ne sera pas liée aux compétitions.

Alors que nous avons comme souvent un savoir-faire, pas toujours bien exploité en France, Roland Garros, Le Tour de France, Le Vendée Globe etc. … le secteur public, investit de moins en moins, dans le business sport, il est temps de regarder ces dossiers, avant que les grands groupes mondiaux, ne les reprennent.

Quelques Chiffres sur le marché mondial du sport, revenus directs seulement :

Total Monde : 125 milliards de dollars

Amérique du Nord : 50 milliards de dollars

Europe + Moyen Orient + Afrique : 43 milliards de dollars

Asie Pacifique : 23 milliards de dollars

Amérique du Sud : 9 milliards de dollars

Provenance des recettes en pourcentage : entrées 32 %, sponsoring 32%, droits TV 24%, et merchandising 13%.

Les citoyens du Monde, on tous aujourd’hui un temps disponible, plus important à ce qu’ils avaient auparavant, ce temps libre, rencontre une tendance, la convergence, le rapprochement entre le sport, et, les spectacles et divertissements, ce qui explique qu’en septembre 2015, la filiale sportive du groupe Lagardère, qui s’appelait alors, Lagardère Sports, ai changé de nom pour devenir Lagardère sports and Entertainment !

Les citoyens du monde sont aussi des consommateurs, d’où la très forte augmentation depuis quelques années, du sponsoring et des droits TV, qui sont des sources de revenus publicitaires pour les chaines. Il est néanmoins clair que le développement d’outils numériques mesurant l’impact du sponsoring de ses évènements sportifs sur les achats, est nécessaire, car encore aujourd’hui, on mesure mal, le retour sur investissements.

Ce qui a aussi tendance à se développer, dans le domaine sportif, comme pour les spectacles, c’est le « mix » des actions « post-évènements » cela permet d’approcher les fans et supporteurs, de faire du buzz sur les médias sociaux vecteurs de consommation, et surtout de créer des bases de données intelligentes, qui permettront bientôt de qualifier ces nouveaux prospects. Toujours le numérique.

Ne pas oublier, qu’aujourd’hui, pour de grands évènements sportifs, très couteux en salaires des grandes stars sportives, on peut encore remplir les stades, les arènes, ou les circuits, mais l’augmentation du prix des billets, peut avoir bientôt un effet dissuasif, en parallèle, les sponsors si ils se trouvent, confrontés à des difficultés pourraient revoir leurs budgets à la baisse, enfin la corruption de certains opérateurs, ou sportifs, pourrait aussi freiner « l’envie » la motivation, des supporteurs. Les chaines de télévision, quant à elles, et grâce au numérique, vont être de plus en plus performantes dans l’analyse de leur R.O.I. le montant des droits de transmission qui s’est envolé, pourrait atterrir, les arbres ne montent pas au ciel, dans cette activité, comme dans les autres !

Des acteurs en France :

En France nous n’avons pas de structure gouvernementale « France-sports » mais nous avons Lagardère Unlimited, filiale de marketing sportif et d’entertainment du groupe Lagardère.Les agences de marketing sportif de la division, Sportfive, World Sport Group, IEC in Sports, Sport Marketing and Management, Lagardère Unlimited Stadium Solutions et Lagardère Unlimited Inc., sont donc devenus Lagardère Sports, une agence de marketing sportif globale (marketing, sponsoring et relations Publiques, création de contenu, gestion de droits médias, production et distribution, conseil aux marques, activation et services digitaux, gestion de stades, représentation d’athlètes, gestion d’événements…).Quand à Lagardère Live Entertainment, il regroupe maintenant toutes les activités de divertissement. Les agences de Lagardère Sports ont été intégrées, et forment désormais un réseau de plus de 60 bureaux répartis dans 25 pays.

Chez Lagardère, Le sport & entertainment représentait en 2014, 27% de l’activité en Allemagne, 20% en Asie Australie, 14% en France, 8% en Amérique du Nord et, 7% en Grande Bretagne.

Nous avons aussi un nouvel intervenant dans le « sport business » La structure CITY EVENTS qui s’annonce comme un forum où se construit le sport de demain. Cette plateforme internationale devrait permettre à l’ensemble des acteurs de se rencontrer pour imaginer et développer les leviers de croissance de ce marché dynamique.

Cette structure est dans la galaxie de Live de GL Events (GL Events, un des premiers acteurs mondiaux du secteur) c’est l’agence de conseil stratégique et opérationnel en communication événementielle Live a été créé en janvier 2014 par le rapprochement de trois entités : Alice événements, Market place et Package. Live a plus de 100 collaborateurs spécialisés dans l’organisation d’événements, la gestion de projets ,le conseil éditorial, la conception-création, la scénographie, ainsi que la logistique, une spécialité de GL Events. Repucom & UKTI, sont des partenaires de City Events.

De la Valorisation des clubs de foot  :

PSG : Nous n’oublierons pas dans ce « sport business »la vente du total PSG,

FC Sochaux : Le groupe PSA Peugeot Citroën a officiellement confirmé le 6 juillet 2015

Bernard JOMARD Consultant Conférencier bj@abusinesstabloid.com

 

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