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Investisseurs, devons nous suivre le consensus?

Aujourd’hui comme hier, nous,  particuliers investisseurs, dans notre monde globalisé suiveur de Wall Street,  devons-nous continuer à être grégaires et à suivre absolument le consensus ?

Car, en prévision financière, il faut rappeler que le consensus est plus souvent faux que vrai. On appelle cela le « paradoxe du consensus ». Il devrait pourtant être clair pour nous tous, que le conformisme  prévalant sur les prévisions ne produira jamais des résultat intéressants. Car, bien sur,  le consensus est formulé autour des attentes des investisseurs qui n’en sont à leurs dépends, que plus réceptifs.

 Après avoir observé, ce qui c’est passé depuis deux ans, Il est vraiment temps de se poser des questions !

Quelques rappels, car on a tous la mémoire courte :

 

Conjonctions des planètes: 2014, A l’issue du conseil des ministres du 3 décembre, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll développe à son tour les « trois bonnes nouvelles ». « La France, tout doucement, mais de manière claire, commence le redressement », assure-t-il. Il attribue sans rougir à la politique française cette conjoncture favorable : « La France a pesé pour faire baisser la parité euro-dollar », souligne-t-il. Quant à la baisse des taux, le ministre de Hollande y voit « l’impact de notre sérieux budgétaire » Enfin le prix du pétrole baisse lui aussi fortement.

01/10/2015, soit neuf mois plus tard, L’Insee abaisse sa prévision de croissance pour 2015. Prenant en compte la « mauvaise surprise » de la croissance nulle au deuxième trimestre, l’Insee révisait alors sa prévision de croissance pour 2015 à 1.1%, bien joué, c’est le pourcentage que l’on a atteint ! On retrouvera en 2016, une mauvaise surprise pour le deuxième trimestre , la prévision 2016 va t elle être révisée en octobre ?

Euros Vs Dollar : 12/03/2015, un économiste nous annonçait : La parité euro-dollar peut être atteinte d’ici à l’été, il disait, Je n’ai pas de boule de cristal, mais je peux vous livrer mes impressions. On est arrivé dans une zone où les anticipations réalisatrices des marchés financiers influent sur le taux de change euro-dollar. On entre dans une sorte de bulle, où tout le monde vend des euros et achète des dollars, pour se conformer à la tendance des marchés financiers. Je crois donc qu’on va bientôt atteindre la parité. Si les données macroéconomiques restent les mêmes, il est possible d’atteindre ce niveau d’ici à l’été 2015 , cela ne s’est pas produit , on a terminé l’été avec une moyenne € vs $  de 1,1139!

 

 

BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa)  : Le 08/07/2015 on nous annonçait : Les pays du BRICS vont continuer à mener la croissance économique mondiale « Aujourd’hui encore, le BRICS est un important moteur de la croissance économique mondiale, en particulier du fait de l’accent mis par la Chine sur le renforcement de la mise en œuvre de réforme et de son rôle en tant que force motrice de développement ; on peut être optimiste sur l’avenir des pays du BRICS » déclarait aux journalistes Helga Zepp-LaRouche, fondatrice de l’Institut allemand Schiller.

Selon Peter Cai, journaliste financier de The Australian, il y avait une complémentarité économique claire entre les pays du BRICS. En matière de développement économique, les pays du BRICS avait leurs propres avantages, il y avait une forte complémentarité, et l’espace de coopération était vaste. « La Russie et le Brésil étaient des pays de ressources naturelles, et la demande chinoise en ressources naturelles était très forte. La Chine était un grand pays manufacturier, et elle encourageait la restructuration et la modernisation de son industrie, et l’Inde exportait des services, tandis que son industrie manufacturière progressait ».

On a vu depuis ce qui c’est passé avec les Brics!

 

Pétrole : il y a 10 ans on nous annonçait : Pétrole, la fête est finie ! Richard Heinberg,  un journaliste conférencier et membre du New College of California, nous annonçait, il y a une douzaine d’année, que le monde voyait  ses réserves en pétrole bon marché s’épuiser, avec les changements dramatiques que cela impliquait. Le Consensus d’alors incluant La plupart des observateurs, y compris ceux issus des milieux de la finance pourtant qualifiés jusqu’à présent d’« optimistes », convenaient  que nous avions atteint le pic de production globale. Il concluait, que, même si les pays industrialisés entamaient une conversion à des sources d’énergies alternatives, ils auraient chaque année à leur disposition moins d’énergie nette pour effectuer le travail essentiel au maintien de sociétés humaines complexes. Bien sûr ils prévoyaient un pétrole à 300/400 $ le baril, aujourd’hui il est à 30-40-50 $, et les US découvrent chaque année, des gisements représentants la production annuelle de la Norvège.

On peut  tous voir les erreurs flagrantes sur  l’évolution des prix du pétrole !

Hier on nous annonçait aussi que l’Inde faisait mieux que la Chine …

Depuis le ralentissement chinois, l’Inde afficherait le plus fort taux de croissance des BRICS avec un taux de 7.4% au dernier trimestre. Certes l’Inde n’est pas une nation matières premières, la baisse du pétrole est une chance pour ce pays , Mais afficher une telle croissance, alors que l’économie mondiale ralentit, c’est un exploit. Bien sur les chiffres sont faux et manipulés comme ceux des Chinois et d’autres . La croissance réelle indienne ne serait pas supérieure, à 3 ou 4%, car les méthodes de calcul ont été changées par le Bureau Central des Statistiques il y a un an pour embellir la situation, et en plus les taux d’inflation utilisés pour les calculs sont volontairement modifiés. La consommation d’électricité, la production de ciment, le fret, comme en Chine, tous ces chiffres sont au plus bas. L’inde ne peut pas être totalement déconnecté du reste de l’économie mondiale.

USA-Malgré que les banques centrales aient inondé de liquidités, et créé des bulles de liquidités, On a observé en décembre 2015, aux USA que deux fonds spéculatifs, comme le New-Yorkais Third Avenue, ou encore Stone Lion, devaient se résoudre à fermer car ne pouvant pas faire face à la demande de remboursements de fonds ! Il apparait vraisemblable que l’’économie US atteindra en 2016  la fin de son cycle haussier. On nous annonce depuis deux ans une hausse des taux, alors que la question qu’on devrait se poser , c’est, est-ce que lors de la prochaine crise cyclique,  La FED aura-t-elle la possibilité de baisser ses taux ?

CHINE – Enfin, en Chine, on assiste depuis juillet 2015, à un ralentissement, c’est indéniable, évitons d’en parler !

Si nous regardons le secteur financier, selon le Financial Stability Board, le «shadow banking» représenterait fin 2015, 80 000 milliards de dollars – soit plus de 50 % des actifs financiers et de 120 % du PIB mondial – contre seulement 50 000 milliards en 2007.C’est tout simplement fou !

Conclusion,

Si  nous regardons l’histoire économique, et, l’accélération de la croissance sur le long terme ,depuis  l’an mille , on observe un doublement du PIB mondial entre 1000-1500, soit 500 ans , entre 1500-1700 soit 200 ans, entre 1700-1820 : soit 120 ans, entre 1820-1870 : soit 50 ans, entre 1870-1913 : soit 40 ans,entre 1913-1950 : soit 40 ans,entre 1950-1965 : soit 15 ans, entre 1998-2010 :soit 12 ans. Cela nous amène aujourd’hui à un PIB Mondial en dollars internationaux à environ 74 000  milliards !

A quoi s’attendre pour demain?

Ce n’est pas le consensus qui nous le dira, mais attention avoir raison trop tôt équivaut aussi  à avoir tord !

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