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Gouvernance, et si nos gouvernants en faisaient preuve ?

Il est clair qu’aujourd’hui, la manière dont l’administration considère les citoyens, la façon dont on vote les lois, la manière dont les gouvernants prennent des décisions, la façon dont on met en œuvre ces décisions, cette gouvernance du haut vers le bas, n’est plus du tout  adaptée au XXI siècle.

 

Alors qu’au cours des trente dernières années, le nombre de diplômés, donc en principe de citoyens plus éduqués , plus formés à l’analyse, a explosé, et  malgré cela, on peut remarquer tous les jours, que le système politique écarte totalement les français de la décision, et celui-ci s’étonne de se retrouver avec de nombreuses frustrations qui s’expriment, comme « Nuit debout » comme les nombreuses manifestations incontrôlées et incontrôlables. Notre logiciel de gouvernance, n’est plus adapté il n’a pas évolué depuis plus de trente ans, alors que les citoyens ont eux évolué !

Ouvrons les fenêtres pour aérer!

Notre logiciel de décision gouvernemental tourne aujourd’hui à vide, il doit être modifié sans tarder !

Notre logiciel de gouvernance est obsolète, il nous faut un an et demi entre l’annonce d’une réforme, et le vote du texte, il nous faut ensuite si le texte a bien été préparé,( ce qui rarement le cas, car on découvre assez souvent que le texte n’est pas applicable), douze mois pour que les décrets soient publiés, soit un total de 30 mois à mettre en parallèle au quinquennat de 5 ans !

Il faut aussi savoir que les études d’impacts qui sont un préalable à une nouvelle loi, sont assez souvent faites dans l’urgence, ces études manquent souvent de rigueur, il est rare qu’on ait fait appel à des experts, (pas ceux qu’on voit sans cesse à la TV) ces études d’impact s’en trouvent donc souvent totalement inutiles !

La gouvernance a été réformé dans la plupart pays d’Europe, on pourrait citer la Grande-Bretagne, ou les lois sont votées pour une durée déterminée, cela permet d’en faire une évaluation à postériori, cela permet des retours au parlement afin d’ajuster la loi à la réalité, cela permet de tirer des enseignements de ses erreurs !Dans de nombreux pays, les lois votées comprennent  une clause de suppression automatique  ou « Sunset close » de tout ou partie de l’acte législatif. En France Il nous  faut revoir notre machine à fabriquer des lois, afin qu’on cesse enfin de s’apercevoir après un passage dans les deux chambres que le texte est inapplicable

C’est évident, nous devrions être capables d’évaluer les conséquences des lois que nous faisons voter !

Nous attendons de nos gouvernants qu’ils fassent preuve de courage, et qu’ils réforment enfin la manière dont les décisions sont prises, et dont le pays est gouverné !

Nos gouvernants devraient systématiquement confier les études préalables à des scientifiques ou experts indépendants, il faudrait adjoindre des experts ou spécialistes ayant des profils différents de ceux notre technocratie ou haute administration, qui sont eux pour la plupart issus des mêmes cercles et écoles. Enfin les fonctionnaires qui sont à la tête des grandes administrations, sont la plupart du temps inamovibles, et, donc ne partagent pas toujours les idées des gouvernants en place, alors que les choses ne se passent pas grâce au « Spoil system » système  qui vise à attribuer la plupart des principaux postes dans la haute administration à des personnes qui sont proches politiquement du parti venant de remporter les élections, comme cela se passe  aux USA ou en Grande Bretagne, deux grandes démocraties.

Tout cela nous permettrait aussi de nous demander, si nous sommes passés de deux, puis, à cinq, puis à plus de dix % de chômage, (à cause de l’absence de réforme de notre  gouvernance) ,  de notre fascination pour le rôle économique de l’Etat centralisé  .

Ouvrons les fenêtres pour aérer!

 

Conclusion,

C’est une évidence, notre machine à gouverner est obsolète, tout les partis politiques le reconnaissent, et, certainement, car en France tout est d’abord  idéologique. Nous devons dès à présent commencer à réformer la gouvernance, comme le font les entreprises en permanence. Nous devons sortir de cette glaciation de l’intelligence économique, qui pétrifie tout échange. En quelques mots il faut aérer, ouvrir les fenêtres, décloisonner, et cesser de recruter par idéologie ou par connivence, mais recruter des « techniciens experts » de la société civile.

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