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Géo économie et émotions par Bernard Jomard

Géo économie, Facteurs émotionnels, les comprendre ? ©

Dans votre vie personnelle, vous avez appris à gérer vos émotions, à vous contrôler ou à vous lâcher à bon escient. Par contre pour votre vie professionnelle, vous a-t-on appris à gérer ces sensations permettant de battre des records et d’atteindre l’excellence ?

Non, on vous a seulement appris à analyser au travers d’une vision dite pragmatique, ou, au travers d’un prisme rationnel, pseudo-scientifique. Cette approche reprise par les enseignants, les chefs d’entreprises et les politiques, tous censés agir rationnellement, est en fait totalement subjective.

Elle est surtout, le reflet d’une vraie simplification, une uniformisation consumériste rationnelle imposée par l’occident. Elle présente des visions simplifiées du monde, elle est particulièrement dangereuse par ses excès d’optimisme. Dont, un répété à foison depuis une dizaine d’années, le triomphe de la démocratie, et du bonheur qu’elle est censée apportée.

En réalité, le monde est géré par des émotions, qui sont, l’espoir, l’humiliation, la peur, et les ressentiments.

Rappelez-vous que nous avons tous sur terre un endroit qu’on appelle « chez soi » et celui-ci est totalement différent en fonction de la zone ou vous vous situez, de surcroît il est totalement chargé d’émotions.

Rappelons que les émotions jouent un rôle essentiel dans la vie de tous les jours, dont la vie économique, rôle que la philosophie, la psychologie ou la sociologie ont identifié depuis longtemps. Chez les économistes, l’introduction des émotions dans leurs analyses est assez nouvelle. La prise en compte des émotions dérange le modèle standard de l’économie fondé sur la rationalité du comportement, alors que de nombreuses décisions économiques sont prises sous le coup de l’émotion.

Ces émotions sont universelles et touchent toutes les nations et les peuples de façons très diverses.

Si nous évoquons la mondialisation, beaucoup vous diront, La Mondialisation c’est formidable, mais pas pour nous.

Car en fait pour beaucoup la mondialisation est source d’insécurité, et elle a surtout fait surgir la question de l’identité.

La mondialisation est perçue comme l’Américanisation économique et culturelle du monde. Les États-Unis étant encore perçus comme la super puissance mondiale. Super puissance faisant preuve d’ambition géopolitique. Ambition, qui génère naturellement des critiques anticapitalistes et anti Américaine.

Certains pays devraient donc cesser de penser qu’ils sont au centre du monde ;

Cessez de croire que les non occidentaux ne peuvent réussir qu’à condition de suivre le modèle occidental loin de leurs traditions.

Mieux comprendre ce monde en transformation, admettre sa complexité aujourd’hui, et en simplifiant, admettre que la terre est à nouveau plate. Question, mais, où est le centre?

Et surtout, pour réussir, dans vos analyses ne sous-estimez pas le rôle des émotions. Les émotions comptent plus que jamais, et les émotions nous contrôlent tous, plus que nous les contrôlons.

Dans quel monde vivons-nous aujourd’hui, quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?

Aujourd’hui, cela se résume assez simplement, le monde occidental est caractérisé par la peur, le monde arabe par l’humiliation, l’Asie par l’espoir et l’Afrique par le ressentiment.

La mondialisation a permis l’émergence de médias de pays dits autrefois non alignés, médias qui nous font vivre l’actualité sous un nouvel angle. Cette pluralité de l’information nous permet assez facilement aujourd’hui de comparer et d’analyser. Cette perte de contrôle des médias par l’occident, nous sert des émotions en direct et en permanence, et, dérange nos certitudes rationnelles.

Émotions diverses suivant les continents.

Tout d’abord, soyez-en certain, nous serons tous un jour humiliés dans notre vie professionnelle, et, cela fera surgir chez nous, un sentiment d’identité liée à la confiance, qui suis-je ? Qui est celui qui m’humilie ? Comment dois-je répondre ou réagir ?

Les États-Unis, la peur de plus être le leader mondial.

Aux US nous retrouvons une idéologie pragmatique. Nous sommes la super puissance, la plupart de nos décisions sont philosophiquement darwiniennes (le plus fort dévore le moins fort) nous sommes toujours face à deux positions (manichéennes), eux et nous, eux ou nous, pour ou contre nous ?

La Chine, l’espoir la suite sur : http://www.bernard-jomard.com

 

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